1oo . 2oo . 3oo .

1oo . 2oo . 3oo .
Bonjour/Bonsoir à vous tous.


Je m'adresse à tous ceux qui ont toujours pris le temps de venir lire mes textes et de les commentez comme ils l'ont fait . Je tenais à vous remerciez comme il se doit pour tout le soutient et les compliments dont vous me faîtes part depuis la création de ce blog . Sans vous , sans tout ce que vous m'avez apporté jusqu'à maintenant , aujourd'hui ne serait pas aujourd'hui . Effectivement , la nouvelle que je vais vous annoncer à un rapport avec tout cela . Car grâce à vous , quand j'aurais achevé la fin de toutes mes histoires , je vais envoyer tout cela à ... un éditeur ! Et oui , vos commentares m'ont incité à faire découvrir mes histoires aux autres gens qui pourraient aimer . Voilà pourquoi j'ai décidé d'essayer de les publier dans une librairie ! Pour commencer , pour l'histoire d'Amandine , je compte reprendre vos critiques une par une et re-travailer les chapitres à fond . Les principales critiques étaient que l'histoire " tournait trop autour du pot " , qu'il y avait quelques fautes de conjugaison , et que la description de la vie par rapport à la non-voyance d'Amandine bien écrite mais quelques détails manquent ( = on se pose trop de questions ) . Je vais donc travailler à chaque temps libre que j'aurais sur cette histoire . Ensuite , j'entamerais une autre histoire qui sera d'un genre totalement différent : Le fantastique/L'horreur . Ce serait l'histoire d'une fille qui collectionne les poupées de porcelaine , mais qui un jour en recoit une vraiment étrange . C'est vrai que le thème de poupée dans les histoires d'horreur sont trop vus , alors je me suis mise au défi de faire quelque chose d'original cette-fois ci . J'espère vraiment être prise par un éditeur , vraiment , mais ne penser pas que je vais vous " oublier " , ça non ! Je viendrais de temps en temps mettre quelques courts textes ou informations sur ce blog , quand je pourrais .


Je vous remercie pour tout : )



11H30A-M

# Posté le jeudi 29 janvier 2009 06:37

Modifié le samedi 13 juin 2009 06:33

Escapade Tragique
« Je ne savais pas qu'à partir de ce jour là, c'était ma vie entière qui allait se chambouler. Je n'aurais jamais pu croire que la vie pouvait être si palpitante et remplie de dangers. Pourtant, ce n'était qu'autre que la réalité. S'il vous plaît, prenez le temps de m'écouter. De m'écouter vous raconter ce fameux jour ... Ce jour où c'est toute ma vie qui a basculé ... »



Intro :

C'était il y a 10 ans...
« Je m'appelle Amandine. Oui, Amandine tout court. Il me serait impossible de vous dire mon nom de famille, puisque je n'ai pas de famille. Je dirais que la dernière fois que j'ai soufflé mes bougies, il n'y en avait que 5. Je ne suis pas sûre. A vrai dire, je ne suis plus sûre de rien...Je crois que j'habite à New York, en plein coeur de la ville. Il paraît qu'ici, c'est magnifique, et que tout le monde rêve d'y aller. Je vous dirais bien quelle est la différence avec d'autres villes, mais honnêtement, je n'ai jamais quitté la pièce où je suis actuellement. Je vois du noir à longueur de journée, et n'a jamais vu autre chose que cette couleur. Ce que je fais de mes journées ? Je fais du piano, et j'attend. J'attend qu'il arrive pour moi. Oui, lui, celui qui prend soin de moi chaque jours. Je dois être prête pour lui quand il arrive. C'est à dire, m'allonger sur un lit, puis retirer entièrement mes habits. Ensuite, je dois le laisser s'occuper de mon corps, qui lui apartient. Je ne sais pas exactement ce qu'il fait avec, mais il ne veut pas que je me manifeste dans ces moments là. Parfois, c'est douloureux, mais je crois que ma vie est en jeu. Mon rituel n'est autre que celui-ci. La seule chose que je peut admettre, c'est que je suis aveugle. »



Chapitre 1: Révélation Fatale

Aujourd'hui, c'est un jour assez spécial pour moi... « Il » a décidé de m'amener chez un de ses amis. Cela signifie que...je sors pour la première fois de cette pièce. Je ne sais pas exactement ce qu'est un ami, il faut dire que je n'en ai jamais eu. Il m'a dit que cet ami a une fille de mon âge. Il a aussi dit que j'aurais le droit de parler avec elle, mais pas de ce qu'il me fait. Pourquoi ? Quand je lui pose cette question, il me frappe violement au visage en me criant que je n'ai pas a discuter. Je ne comprendrais donc jamais pourquoi. Il y a beaucoup de choses que je ne comprend pas, ou que je ne connais pas, comme la vue par exemple. Est-ce qu'un jour j'aurais la surprise de me réveiller, d'ouvrir les yeux et...voir ? De pouvoir être éblouie par les couleurs ? De reconnaître tous ce que j'ai pu sentir tout ce temps ? Ce serait tellement magnifique...
A peine la porte ouverte, je sent de l'air frais me carresser le visage. C'est le vent. Je n'ai pu le sentir qu'une seule fois dans ma vie. C'était il y a 147 jours exactement, toujours dans la même pièce. J'ai senti une poignée en cherchant un vêtement, et je n'ai pas pu m'empêcher de la tourner et d'ouvrir cette fenêtre...A ce moment-là, je l'ai senti faire virevoleter mes cheveux, mais un très court instant : Il me vit à la fenêtre, vint la fermer rapidement, en hurlant que quelqu'un pourrait me reconnaître. Ressentir une deuxième fois l'effet du vent me rendis plus heureuse que jamais.
Sur le chemin, j'essayais d'avancer lentement, pour profiter de ce court trajet de bonheur qui ne durerait pas longtemps, mais il me tirait par le bras en pressant le pas. Je reconnaissais vaguement cette odeur d'herbe fraîche et de fleurs éclatantes de couleurs, que malheureusement je ne pouvais pas voir...J'entendais des bruits d'insectes, tel que les abeilles, et frôlait parfois quelques feuilles d'arbres dépassants des haies,... Je suis si heureuse...!
On arrivait enfin dans la demeure de son ami. Une voix grave le salua, puis on entra dans une pièce dont je connaissais l'odeur : Mes organes naseaux reconnaissèrent cet amer gout de la drogue, de la fumée. Cet homme avait fumé. Je ne pourrais jamais me tromper à ce sujet : Il me drogue souvent au cigare avant de s'occuper de mon corps. Il dit que c'est pour que j'ai moins mal, mais j'ai l'impression que cette drogue me brûle l'estomac ! Tout à coup, l'odeur me rappella un vague souvenir d'une mère, de ma mère. Je me rappella de sa voix, à chaque fois qu'elle fumait, quand elle me répétait sans cesse : « Ce que tu sens ma fille, ne le reproduit jamais ! », en parlant de la cigarette. Je ne lui ai jamais dit, car j'ai l'impression qu'au moindre faux pas avec lui, ma vie pourrait être en jeu.
Il m'emmenna dans une autre pièce de la maison. Ici, je sentais une chaleur humaine s'approcher, plus particulièrement celle d'une fille. Je sent en elle l'angoisse, la peur, et la mélancolie. J'en suis moi-même effrayée de sentir une personnalité telle que celle-ci...Je sent son odeur chaude se rapprocher de moi. Elle poussa un cri d'effroid, puis me dit d'une voix tremblante :
« - Qu...Qu'est-ce que tu fais dans cet état là ?! Qu'est-ce qu'il t'as fait ?!
- Je ne peux rien te dire de ce qu'il me fait. Désolée...
- Mais regarde-toi ! Tu as le visage et les bras parsemés de bleus ! (Souleva mon tee-shirt ) Et regarde-ça ! Tu as le ventre en sang, couvert de griffures et de plaques rouges ! Et tu préfères ne rien dire ?!
- Je crois que si je parle, il va me faire du mal, me tuer !
- NON, il ne le fera pas ! Il ne pourrait pas se passer de toi, de ton corps, tu comprends ça ?! Il veut simplement que tu ne révèles pas le monstre qu'il est, et pour ça, il essaie de te faire peur !
- Qu'est-ce que tu en sait toi d'abord ?! Et puis, qui es-tu à vouloir me protéger ?!
- Peut importe qui je suis, tu dois te sortir de cette misère, fais-moi confiance !
- Ce n'est pas de la misère d'être avec lui ! Il m'a élevé, il m'abrite, me nourri, il s'occupe de moi en échange de mon corps, je n'ai rien à lui reprocher !
- Mais tu as tout à lui reprocher ! Il t'as privé de toute ta jeunesse pour...pour faire des choses interdites avec ton corps !
- Il ne m'as privé de rien ! Je croyais pouvoir me faire une amie, mais je me suis trompée. Laisse moi maintenant ! »
Et je me mis a courir, le cherchant dans toute la maison quand...Je me cogna violement contre un mur, et poussa un cri de douleur, qui l'averti...
Je crois que je me reveilla sur un lit. Je ne senti plus la présence des deux hommes. Mais je sentais de l'ombre au dessus de moi. C'était encore elle, cette jeune fille à la personnalité effrayante. A vrai dire, je voulais comprendre ce qu'elle m'avait dit tout à l'heure...A peine consciente, j'aborda la conversation :
« - Où sont-ils ?
- Ils sont allés te chercher des soins. Comment tu te sens ?
- J'en sais rien...Il y as tant de chose que je ne sais pas...S'il te plaît...Explique moi !
- T'expliquer quoi encore ?! Je t'ai tout dit ! Cet homme ne te fait que du mal !
- Comment le sais-tu...?
- Je le sais c'est tout...Fais-moi confiance ! Je t'aiderais à t'en sortir !
- Pourquoi tu tiens tant à m'aider ?! Et comment veux-tu que je te fasse confiance si tu ne me dit pas qui tu es et comment tu sais toutes ces choses...!
- Si je te dirais qui je suis, tu comprendrais pourquoi je veux t'aider...Alors, si je le fais, tu me promet d'accepter mon aide ?
- Oui...! »
Elle réfléchit un instant. J'étais toujours allongée sur le lit. Je m'assis, et pris sa main humide dans les miennes. Qui était cette personne si agoissée, éffrayée ? Et pourquoi l'était-elle...? Comment peut-elle être sûre de dire qu'il me veut du mal ? ...Tellement de questions bourgonaient dans ma tête ! Je l'entendi pleurer quelques secondes, mais elle conclua finalement par...

« Je...Je suis ta soeur... »



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# Posté le vendredi 30 janvier 2009 14:20

Modifié le dimanche 10 mai 2009 04:16

C'est maintenant que tout commence !
Chapitre 2 : Nombreux doutes

« Je...Je suis ta soeur... »
Déjà à moitié-consciente, mon visage se pétrifia à l'instant même où cette phrase sorti de sa bouche...Je ne pouvais à y croire. Enfaite, je n'y pensais même pas. La vraie question que je me posait, c'était « Si c'est ma soeur, son père, c'est le mien aussi ? ». Mais elle ne me laissa pas y réfléchir :
« - Maintenant, accepte mon aide ! Tu me l'as promis...! »
Un instant de silence se produisit. Je sentais tellement de pitié dans ce qu'elle dégageait...De la pitié, mais surtout et toujours de l'angoisse. Elle m'effrayait autant que ce qui m'attendait par la suite. A peine eus-je le temps d'ouvrir mes lèvres, tremblant de tout mon corps, elle s'empara de ma main, la serra fortement dans la sienne, défonça la porte d'entrée, et se mit à courrir de toutes ses jambes.
Quand nous fûmes à l'exterieur, je senti que l'odeur de fumée absurde laissa place...au vent. Oui, c'est la première chose que je senti après avoir passé la porte. Je ne sais pas pourquoi, mais le vent me fait jouïr de bonheur aux chaque courts instants que le sent. Aurait-il eu une place importante dans mon acienne vie ? Je ne sais pas, et je ne saurais sûrement jamais rien de mon ancienne vie. Ce dont je suis persuadée, c'est que je me sent bien quand celui-ci est là. J'ai l'impression qu'il emporte avec lui toutes ces traces sur mon corps, tout ces malheurs, toutes ces affreuses questions.,..pour me laisser dans un large bonheur de l'oubli...
Ma soeur courait. Elle courait vraiment très vite. Elle respirait lourdement, halletant comme un chien assoifé, de peur de les croiser, mais tout en prenant soin de mon chemin. C'était vraiment impressionnant de se sentir protégée par elle, par sa propre soeur. Même en étant sortie de leurs griffes, je sentait toujours en elle ces ondes négatives...J'avais tellement de chose à lui demander ! Mais j'avais l'impression que ma survie dépendait de cette fuite, et que je ne pouvais pas la freiner dans ce qu'elle fesait.
Plusieurs minutes étaient passées. Elle courait encore, et toujours aussi vite. J'étais impressionée.
Soudainement, elle s'arrêta. A ma première pensée, je crus qu'elle allait m'abandonner, me laisser tomber...J'avais tort de douter d'elle.
« - Dis-moi, pourquoi on s'est arrêtées ?
- Je voulais te montrer quelque chose, avant...
- Avant quoi ?
- Avant rien...Je voulais simplement te montrer ça. »
Elle me pris la main, et m'emmena face à quelque chose où mes pieds s'enfoncèrent légèrement, et dont une substance liquide me mouilla les pieds.
« - Que...Qu'est-ce que c'est ?
- Ceci, c'est la liberté.
- C'est quoi la liberté ?
- C'est...c'est tout ce que tu n'as pas...
- Est-ce que ce liquide représente la liberté ?
- Ce n'est pas vraiment ceci, Amandine. On est au bord de la plage. On peut simplement contempler un symbole de la liberté d'ici. Quand tu aura la chance de voir, cela voudra dire que tu aura la liberté, et tu comprendra pourquoi je l'ai comparé à ce qu'on voit de là...Car au bout de cet océan, il y a quelque chose de très important à notre histoire. »
Océan, plage, vue. Je ne connaissais pas ces mots. Mais en revanche, aucun mots ne sortis de ma bouche. Il y eus encore une fois un instant de silence. Mais celui-ci ne fût pas comme les autres, car je ne sentais plus les mêmes choses en elle. Toutes ces mauvaises choses s'étaient comme "évaporées" pour laisser place à...la mort. Je ne me trompait pas. Elle dégageait cette odeur de suicide, de sacrifices...Elle m'effrayait. Ne sentirais-je jamais en elle des sentiments positifs ? Pourquoi éprouve-t'elle toutes ces horreurs ? Elle me laissait tellement de doutes...Mais j'étais sûre qu'elle était sincère, et qu'elle avait de la compation pour moi.
Après cet instant éprouvant, elle me repris la main par surprise, pour continuer sa course folle...Ou m'emenait-elle ? J'eus la réponse quelques minutes plus tard.
Nous nous arrêtions à un endroit aussi inconnu qu'un autre pour moi. J'étais à bout de souffle, après avoir courut autant. En revanche, pas elle, ce qui me poussa à la questionner :
« - Dis-moi...Je suis éssouflée, et toi, tu as l'air en pleine forme !
- Tu sais, j'ai d'autres problèmes plus graves que celui de ma santé...
- Pourquoi tu dis ça ?
- Oh, pour rien...
- Ecoute, ça suffit les cachoteries...! J'en ai marre que tu me laisse en faille totale, sans te dévoiler ! Tu es tellement mystérieuse...S'il te plaît, dit m'en plus !
- Ce n'est pas le plus important ! On a encore du chemin à faire ! Nous ne sommes ici que de passage. Je veux te montrer quelque chose d'autre.
- Mais comment veux-tu que je découvre de nouvelles choses si tu ne m'en dit rien, si tu...»
A ce moment-là, elle me coupa la parole. Pas avec les siennes, mais elle posa sa main d'un geste brusque sur mes lèvres et e fit signe de me taire. L'instant suivant se passa si vite...Elle me colla au mur pour me protéger de quelque chose, et quelques secondes plus tard...

Elle avait disparu...



Un énorme merci à ma critiqueuse de fic !
Sans elle, l'histoire aurait aucun sens : )


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# Posté le dimanche 01 février 2009 04:44

Modifié le vendredi 03 avril 2009 09:53

Un chapitre plus long, à votre demande ; )
Chapitre 3 : Dangers Familiaux

Elle avait disparu...
Je ne la sentait plus respirer contre moi, je ne sentait plus sa main sur mes lèvres, je ne sentais plus son corps contre moi. Elle n'était plus là, à mes côtés. Est-ce que cette fois-ci, elle m'avait abandonée, vraiment ? Non, non, si c'est réelement ma soeur, elle ne peut pas me faire ça. Je lui ai accordé ma confiance, je l'ai suivie, écoutée. Elle ne pouvait pas s'être volatilisée comme ça.
Je ne savais pas du tout où j'étais. En tout cas, je sentais une odeur de...de produits chimiques peut-être ? Ou, de médicaments ? Je pouvais le confirmer, mais tout cela était très étrange. Mais ce qui l'était le plus, c'était ce que dégageait le fond de cette endroit. Je sentais un groupement de personnes dégageant ces horribles sentiments de souffrance, de tristesse, de peur ! On aurait dit des milliers de clones de ma soeur,...mais en pire ! Cet endroit m'inquièta.
« - Est-ce que...est-ce que y'a quelqu'un ici...? »
Ma voix tremblante résonna dans cette large pièce. Au départ, personne ne me répondit. Mais soudain, une présence humaine s'approcha. Je me retourna et une voix masculine me parla :
« - Mademoiselle, je peux vous aider ?
- Où...où suis-je Monsieur ?
- Ecoutez...Je n'ai pas le temps pour ces petites plaisanteries ! Vous savez, ici, on a beaucoup de travail, c'est la vie de nos patients qui sont en jeu ! Et puis, vous n'êtes pas en droit d'être dans cette pièce ! Il ya toutes sortes de documents et de médicaments dont vous ne pouvez consulter.
- Non, non ! S'il vous plaît, attendez, laissez-moi vous expliquer !
- M'expliquer quoi, petite ?
- C'est ma...ma soeur qui m'a amenée ici ! On était ensemble puis...elle a disparue !
- Et bien mademoiselle, désolée mais je ne crois pas au surnaturel ! Et puis, quand vous me dîtes que vous êtes arrivée la, alors que vous ne savez pas ce que c'est ici, je n'y crois encore moins... Maintenant, SORTEZ ! Immédiatement !
- Non ! Non... s'il vous plaît Monsieur ! Je...Je suis...»
Mes paroles se stopperent nettes, au moment où une porte s'ouvrit, puis l'homme me dit, en chuchotant :
« - Vous êtes quoi ? »
J'hésitais à lui répondre. Devrais-je lui dire que je n'avais pas le pouvoir de la vue ? Il me comprendait et chercherait ma soeur avec moi ! Mais, si il le prenait mal ? Si il allait penser que je ne fais cela que pour chercher à m'introduire dans cet endroit dangereux, où quelque chose du genre ? M'enfermerait-il lui aussi, à son tour ? Tant pis, je ne voulais pas perdre ma soeur.
« - Je suis aveugle...Je ne vois pas ce que vous autres vous voyez...
- Oh ! S'écria t'il, du plus fort qu'il pouvait sachant qu'ill parlait toujours à voix basse. Ta soeur a sûrement dût t'amener ici pour te faire opérer des yeux, non ?
- Je...je ne sais pas. »
Un instant de silence se produsuit. Je songeait à ce qu'il venait de me dire. Etais-je vraiment là pour ça ? Ou est-ce que ma soeur passais seulement ici par hasard ? Hum...Quel drôle de hasard, tiens ! Une boule dans ma gorge se forma. Elle était grosse, très grosse, et diminuait ma respiration. Je m'apprêtais à ouvrir la bouche, pour lui dire quelque chose, quand une personne, probablement celle qui avait ouvert la porte tout à l'heure, de voix féminine déclara sur un air étonné :
« - Orlando ? Que faîtes-vous caché derrière la porte ?
- Euh... Et bien je... Je cherche une seringue !
- Ce n'est pas où tu es que tu en trouveras. Je t'en apporte une tout de suite !
- Non ! Non, ne bouge surtout pas ! J'en ai trouvé une, s'affola t'il.
- Très bien, très bien ! Pas la peine de t'exiter ! Lui répondit-elle, sur un ton exaspéré. » Puis je l'entendis marcher, en direction d'une porte, qui se referma de plus belle derrière ses talons.
L'angoisse monta en moi. Le mot « seringue » me rappellait de mauvais souvenirs. C'était ce dont « il » se servait pour m'injecter de la drogue ou je ne sais quoi dans mes veines. Je ne pu me retenir de dire :
« - Qu'allez-vous me faire avec cette seringue ? S'il...s'il vous plaît, ne me faîtes pas de mal !
- Jamais je ne ferais du mal à quelqu'un, crois-moi. Je suis ici pour le contraire, il est en mon devoir de sauver des vies . »
Ses paroles devenaient incompréhensibles pour moi. Que voulait-il dire par « Il est en mon devoir de sauver des vies » ? Pourquoi avait-il parlé à voix basse quand cette femme était entrée ? Et pourquoi me cachait-il comme ll le faisait ? Il devenait de plus en plus mystérieux, et la boule coincée dans ma gorge devenait plus qu'énorme. Diminuant ma respiration, j'étais maintenant en besoin de respirer hautement, et lourdement. J'avais une forte envie de crier pour l'avcuer, mais je n'y arrivais pas.
Un cri soudain me força à lever la tête, prise de curiosité. Elle m'était familière, et dégageait toutes mauvaises ondes. Cette voix criait, cette voix hurlait. Cette voix désespérait à ce qu'on lui réponde. Cette voix criait mon nom.
« - AMANDINE ! AMANDINE ! AMANDINE SI TU M'ENTEND, REPONDS-MOI ! »
C'était elle. C'était ma soeur. Celle qui m'avait abandonnée dans cet endroit horrifiant, qui me plongeait dans le mystère et l'inquiètude. Maitenant, elle comptait me retrouver. Elle m'aimait. Elle m'aimait comme une soeur, j'en était persuadée.
« - JE T'ENTENDS ! OU ES-TU ? JE T'EN PRIE, VIENS ME CHERCHER ! »
Mais l'homme aux paroles rassurantes et à la personalité mystérieuse, Orlando, me rattrapa, toujours de sa voix basse :
« - Serais-tu devenue folle ?! Quelqu'un va nous entendre si tu continues !
- Je m'en fiche ! C'est ma soeur qui m'appelle ! Je vous en supplie, aidez-moi à la retrouver ! »
Mais à peine eus-je le temps de finir ma phrase, que j'entendis son souffle, à elle, ma soeur, se rapprocher de plus en plus vers moi, puis enfin, je la sentis près de moi :
« - Amandine, mon Dieu ! Je te retrouve enfin ! Me dit-elle, à la fois essouflée et prise d'émotion.
- Tu es là ! Où étais-tu ?! Pourquoi m'as-tu abandonnée ?! Lui demandais-je, presque ahurie.
- Je suis désolée, je n'ai pu faire autrement que te laisser ici, puis venir te chercher !
- Mais, pourquoi ?!
- Je voulais savoir si c'était le...le bon hôpital...»
« Hôpital » ? Je n'avais jamais encore entendu ce mot. Que voulait-il bien dire ? Je m'absentais dans mes pensées quelques instants, quand Orlando, qui pour la première fois de la conversation, s'en mêla :
« - Vous êtes donc sa fameuse soeur ? Mmh...Pourquoi cherchiez-vous à savoir si vous etiez dans le bon hôpital ? »
J'entendis le souffle interminable de ma soeur, et le sentis rechauffez mon crâne. Il avait ralentit mais, il était toujours rempli avec tant d'épuisement ! La sentir près de moi me faisait un bien fou. Elle m'avait manqué. C'était ma soeur. Curieusement, elle ne répondit pas à la question de l'homme. Ce qui me poussa à lui souffler un « Pourquoi tu ne réponds pas » tellement léger, et coincé par la boule de ma gorge, maintenant plus mince, que je ne suis même pas sûre qu'elle l'entendit. Son souffle ralentit, puis il n'y eut plus de souffle. Du moins, il y en avait toujours un, mais de puissance minime, je dirais. Un instant après, Orlando répéta d'un ton soucieux :
« - Mademoiselle ? Pourriez-vous répondre à ma question ? »
Mais ma soeur était toujours aussi muette.
Une trentaine de secondes passa, quand celle-ci lâcha enfin de sa voix essouflée :
« - Je...Je voulais simplement vérifier si...
- Si quoi ? Insista Orlando, interessé.

- Si...si maman était bien dans celui-ci...»



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# Posté le dimanche 08 février 2009 08:53

Modifié le mercredi 01 avril 2009 10:04

Chapitre 4 : Révélation

« - Si...si maman était bien dans celui-ci...»
Curieusement, je ne réagissait pas. Je restait là, toujours derrière cette « porte », contre le torse d'Orlando, ma soeur se tenant au dessus de moi, son menton sur mon crâne, le souffle chaud et épuisé. Je ne savais pas quoi répondre. Elle, ma soeur, nous aurait amenées ici pour voir notre...mère ? Et pourquoi ici ? Pourquoi était-elle dans cet endroit rempli de chaleur négatives et souffrantes ? Serions nous chez...« lui » ?
Je n'arrivais plus à sortir de mes pensées. Les questions bourdonnant dans ma tête m'empêchaient de rester consciente. J'avais la tête qui tourne, les mains qui tremblent, et les yeux qui me piquaient. Avec tout ce qui venait de m'arriver, ma fuite, les mystérieux mots « plage », « liberté », « vue » qui m'étaient inconnus, prononcés par ma soeur devant un endroit très étrange, l'arrivée dans cet endroit horrible, Orlando,...et j'allais retrouver ma...ma mère. Serais-je encore en état de continuer à me battre pour vivre mieux ? J'avais besoin de repos. De repos, mais aussi de soutient et d'explications. J'était perdue.
Ma soeur me prit soudainement la main, la serra entre les siennes.
« - Je...je suis vraiment désolée, Amandine...Pardonne-moi de te faire subir tout cela...gémit-elle. Mais crois-moi, c'est pour ton bien ! »
Enfaite, je ne savais pas vraiment comment le prendre. C'est vrai que c'était pour mon bien, elle ne voulait que ça. Mais pourquoi choisissait-elle toujours ces méthodes horribles ? Je ne suis qu'une humaine...
« - Tu voulais seulement...m'aider. Lui répondis-je, contrariée.
- Oui. Mais promet-moi de ne jamais perdre espoir...et aussi, de ne jamais te séparer de moi. Quoi qu'il arrive, nous devons rester ensemble.
- Tu m'as déjà abandonnée une fois...objectais-je. Si Orlando n'aurait pas été là, où serais-je moi ? »
D'ailleurs, celui-ci était toujours présent, mais avait maintenant enveloppé ses mains autour de ma taille, comme pour me protéger de quelque chose. Il ne se manifestait toujours pas
Ce n'est qu'après avoir dit cette phrase, que je me rendis compte que c'était la vérité. Si il n'aurait pas été là, j'aurais sûrement couru n'importe où, et me serait fait arrétée ! Ou bien...ils...ils auraient même pu me retrouver. Je commençais à avoir de sacrés doutes, sur la fiabilité de ma soeur. Celle-ci se débatit :
« - Ne dis pas cela ! Je ne t'ai jamais abandonée ! J'ai juste...eu besoin de temps pour vérifier, et reprendre confiance, c'est tout. L'idée de ne faire les choses qu'à moitié dans cette escapade, notre escapade, ne m'était même pas venue à l'esprit. Tu sais quoi, je vais te raconter quelque chose. Peut-être que cela te fera réfléchir. Je ne veux pas que tu me vois comme une traîtresse, tu comprends? Je veux que tu prennes plus confiance en sachant ce...ce que j'ai vécu.
- Je t'écoute...murmurais-je.
- Tu sais, avant, j'étais presque comme toi. Je passais mes journées dans une pièce, très sombre, sans fenêtre, avec un lit, et un piano. Toute la journée, je jouait et aprennais les partitions qu'il me donnait. Je n'avais pas le choix. Le soir, comme toi, il venait, puis il s'occupait de mon corps. Je n'avais pas le droit d'en parler, et pas le droit de le repousser dans ce qu'il fesait. J'en ai beaucoup souffert, moi aussi. Ce n'étais pas exactement comme toi...A vrai dire, j'avais le droit de sortir. Mais uniquement où il voulait. La plupart des endroits étaient remplis de femmes et d'hommes malsains et pas clairs. Ils me fesaient tous très peur. Mais j'avait l'habitude d'aller dans ces endroits-là, et d'ailleurs, comme nous y allions souvent avec ses amis, je m'en était fait une aussi. Elle s'apellait Cindy, et elle avait vécu aussi la même histoire que nous. Nous étions les seules personnes pour se comprendre, et les seules à qui on pouvait parler de notre histoire commune, et de s'aider. Elle est morte il n'y a pas longtemps, car elle avait voulu s'enfuir de sa prison, par une porte mal fermée. A peine eut-elle le temps de franchir le seuil de sa pièce, elle entra dans la cuisine et son « maître », était malheureusement là. Elle s'arrêta net et essaya de négocier, mais « il » n'a pa hésité à appuyer sur la détente de son pistolet, répandant la cervelle de cette pauvre fille sur la moquette. Je l'avais appris par mon « maître », en signe d'avertissement, au cas où il m'arriverait de m'enfuir. J'ai beaucoup souffert de la mort de Cindy. Je n'avais plus personne à qui parler, à qui me confier. J'étais seule dans cet enfer. Quelques années plus tard, j'appris que celui qui me gardait prisonnière ben...c'était...mon père. »
Elle s'arrêta un moment et je l'entendit renifler, comme si elle pleurait. Sa voix se tordit, puis en reprenant, elle parlait avec une voix de dégoût, de regrets...
« - Il m'a dit que quand maman, notre mère, avait accouché, il ne voulait pas d'enfants...Il l'avait menacé de ne jamais lui pardonner si elle ne renonçait pas ! Et malheureusement, maman était tétûe. Elle a accouché et m'a élevée, seule, pendant 4 ans. Tout allait bien, car il ne l'avait jamais recontactée, mise à part deux où trois fois pour simplement lui demander des nouvelles de moi. Quel hypocrite...Puis le jour de mes 5 ans, il était venu à mon anniversaire, sous prétexte qu'il voulait tout pardonner, et fêter cela le jour de mes 5 ans, avec un cadeau qu'il m'avait apporté. Il me rapella exactement ses paroles à ma mère: « Jeanne, ma femme, l'amour de ma vie, vient près de moi que je t'embrasse ! » et à ce moment-là...Il l'attrapa par la nuque, la brisant d'un coup sec, obligeant ma mère à porter ses mains à son coup, et de s'écrouler sur une chaise. Il m'attrapa aussitôt, m'empêchant toute manifestation, et mon enfer commença à partir cet âge-là, alors que je nageais en plein dans l'enfance...Ma vie tourna au cauchemar à partir de ce jour-là...»
J'étais prétrifiée. Je ne savais que dire tellement la haine et l'horreur m'étouffaient. Quelque chose monta en moi, traversant mes boyaux, mes poumons, mon coup, n'exigeant qu'à sortir pour éclater, mais je n'arrivais pas à ouvrir la bouche, et cette onde coincée à l'interieur de moi, déchira mes organes, me donnant du mal à garder mon calme. Elle avait vécu quelque chose d'horrible, pire que moi. Elle était pourtant si innocente...Ce qu'elle avait subit était vraiment plus fort que moi. Elle a assisté à la séparation avec sa mère et à la trahison de son père, elle a vécu l'enfer que je vivait chaque jour, une fille à qui elle s'était attachée est morte, renforçant son malheur, et son...son père avait eu le culot de lui raconter cette histoire...Ce qui me choquait de plus, c'était qu'elle ne pleurait pas, enfin du moins, je ne sentais et n'entendait pas de pleurs. Elle était forte, et aujourd'hui, la haine la surpassait, la forçant à en finir avec tout cela. Et à m'y engager avec elle...Je compris alors qu'elle n'avait que besoin de prendre ses précotions pour ne pas échouer, car, nous n'aurions pas de deuxième chance. Elle m'avait prouvé combien ils étaient dangereux, et que la moindre erreur serait fatale.
Elle s'était arrêtée un instant, puis elle reprit :
« - Je sais que tu me comprend, Amandine...Alors s'il te plaît, maintenant, fait un effort, je t'en prie ! »
Je ne pouvait toujours pas bouger. Ni ouvrir la bouche, ni lui faire un signe n'aurait été possible dans mon état. J'étais encore fragile pour endurer tout ce qui se passe en ce moment. Mais malgré tout, elle, ma soeur, elle avait réussi, et a même eu la force d'enfreindre le « réglement ». Je lui devait respect, et ordre. Ce fût donc avec une douleur atroce et d'un tremblemant instable que je réussit à aquiescer, signe d'accord. Elle se débatit des bras d'Orlando, qui d'ailleurs, a toujours été discret et froid, pendant cette conversation, et m'enlaça avec émotion. Je la serra, même plus fort qu'elle. Ce n'était que dans ses bras, que j'étais à l'aise, rassurée. C'était ma soeur. Je l'amais.
Au bout d'un certain nombre de minutes, elle recula, puis me dit, d'un ton plus décontracté maintenant, comme si ce court instant l'avait soulagée, elle aussi :
« - Ne m'en veut pas, si je n'ai pas la force de te dire comment tu a été mise au monde et comment j'ai su ton existence...J'ai déjà fait au-delà de ce que je pouvait...»
Et à ce moment-là, c'était moi qui alla la reconforter. Je m'avança vers elle, et l'enlaça de nouveau. Cette fois, des larmes coulaient de ses jouent. Je sentais le liquide mouillé de ses joues, descendre sur mon épaule, nue. J'étais prise de pitié. Je n'arrivais pas à supporter de la voir comme ça.
Soudainement, Orlando, pour la première fois, déclara :
« - Mesdemoiselles...Exusez-moi de vous interrompre mais...Je ne peux pas vous laisser dans cet état-là. Je dois vous aider, au plus vite. Si je ne le fait pas, je ne serais pas dans les règles. Votre histoire est plus qu'inhumaine, vous n'avez pas le droit de vivre cela, surtout sans le dire. Suivez-moi, tout de suite! »
Mais on ne l'écoutait pas. Du moins, on ne voulait pas l'écouter. Je restais collée contre elle, le souffle coupé, pleurant moi aussi, maintenant. Ne sachant quoi faire, mais pas assez de force pour continuer à la sentir pleurer, sur moi, je la relâcha. Je me mis à ouvrir la bouche, assez facilement, et essaya de sortir quelques mots sèchement. Mais rien ne sorti. Alors elle pris mon menton entre ses mains, comme pour m'encourager. Ce qui marcha.

« - Je te comprend, tu n'es pas obligée de m'y raconter. Tu es une fille admirable. J'aimerais pouvoir supporter tout ça, avec une facilité telle que la tienne. A partir de maintenant, je sais qui tu es, j'ai vraiment confiance en toi. Et aussi, à partir de maintenant, je te suivrais, n'importe où. C'est ensemble ou rien, on est liées, à présent. Je t'aime, ma soeur. »



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# Posté le mercredi 01 avril 2009 08:46

Modifié le dimanche 10 mai 2009 04:21